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La Culture du Piment: Une bonne opportunité pour le développement économique rurale


La culture et la commercialisation du piment s’avère être une opportunité d’auto emploi pour des jeunes en milieu rurale au Cameroun. Le but de cette publication est de contribuer à l’amélioration la production du piment et à augmenter le revenu des producteurs.

GENERALITES :

Le piment est un fruit très aromatique utilisé comme épice. C’est un aliment de base largement consommé dans beaucoup de pays tant au Cameroun qu’en Occident, et notamment pour parfumer le chocolat. Le piment peut aussi servir à fabriquer un puissant insecticide naturel. Il fut importé de l’Amérique du Sud par Christophe Colomb.

Le terme “piment” désigne indistinctement la plante, la gousse, les graines, les épices et les condiments qui sont tirés de ce fruit. De la même famille que les poivrons, on dit que plus le piment est petit, plus il est explosif. Il doit son goût à un composant, la capsaïcine, qui agit violemment sur les papilles gustatives. Pourtant, au-delà de cette force et de cette chaleur, il réserve la surprise d’une palette de saveurs subtiles et très variées : elles peuvent être fruitées, boisées, fumées, fleuries, fraîches.

Le piment appartient au genre Capsicum, de la famille des solanacées. Il est utilisé pour la préparation des conserves (légumes cuits, entiers ou en lanières), et à la transformation en condiments. Les piments séchés et moulus donnent le paprika à base de piment doux, ils entrent dans la composition du curry, du tabasco, de la harissa, du pili-pili africain. Les Aztèques avaient déterminé trois catégories pour classer les piments : « brûlant », « très brûlant » et « brûlant à se sauver en courant ».

On compte cinq variétés de piment : capsicum baccatum, capsicum chinense, capsicum frutescens, capsicum pubescens et Capsicum annuum. Toutes ces variétés sont cultivées au Cameroun. C’est un fruit riche en vitamines B1, B2 et C.

Contrairement à ce qu’on dit, le piment n’est pas néfaste dans le système gastro-intestinal. Au contraire, il est à la base de la découverte de la vitamine C. Il en contient environ 200mg/Kg, il recèle des vertus médicinales. Il stimule l’appétit, facilite la sécrétion gastrique et intestinale. C’est un anti-inflammatoire (traitement d’abcès, furoncles, panaris). Les cataplasmes de piments soignent les contusions et les rhumatismes. Les piments ont des vertus antiseptiques, antiasthéniantes (lutte contre la fatigue), aident à soigner les affections pulmonaires. Moyennant certaines précautions, on peut les cultiver sous des climats océaniques, voire continentaux.

Une cultivateur de piment à Batcha (Photo crédit : batchaonline.com)

DONNEES ECONOMIQUES

La production du piment est en hausse et la consommation a fait un bond en quelques années. La production mondiale commercialisée de piments est de 10 millions de tonnes sur plus d’un million d’hectares. La consommation annuelle étant estimée à 30 000 tonnes et la production camerounaise du piment à 23 977,262 tonnes en 2007 soit un écart de 6022,738 tonnes qui constitue un véritable marché à saisir.

La consommation annuelle minimale d’un camerounais est de 2 000g de piment l’an. Le marché local reste informel et embryonnaire, et il est acheté par toutes les couches sociales, les ménages, les restaurants, les hôtels, les professionnels, et les revendeurs. Il y’a une disponibilité des sources d’approvisionnement en matières premières et équipements, en ressources humaines.

Ce secteur d’activité fait face à des difficultés à l’instar des problèmes d’acquisition des fertilisants et pesticides, à cause du coût élevé et la contrefaçon de ces engrais achetés qui ne garantit pas la qualité des plants cultivés ; l’occupation des terrains par des cultures concurrentes; le manque de débouchés et l’absence de prospection des fournisseurs et vendeurs ; le mauvais état des routes voire l’enclavement des zones à haut potentiel ; la faiblesse des capitaux ne permettant pas d’investir dans l’agriculture et l’insuffisance d’une action gouvernementale pour aider à l’exportation.

L’analyse de l’environnement est très favorable à des  projets de culture et de commercialisation de piments. En effet, il existe l’appui des mécènes internationaux comme le fonds international de développement agricole (FIDA), AAFEX (Association Afrique Agro Export) et CAPEX (Centre d’appui aux formalités à l’exportation) qui apportent un soutien concret à l’agriculture en général par un appui financier; de l’appui local au Cameroun à travers le PIAASI (Programme d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel), le PAJER-U(Programme d’Appui à la Jeunesse Urbaine et Rurale ), le FNE(Fond National de l’Emploi), le PDEA (Projet de Diversification des Exportations Agricoles du Cameroun).

Le projet de culture et de commercialisation du piment frais et sec  est hautement rentable, car avec un investissement de cinq millions huit cent cinq mille (5 805 000) francs cfa, et une superficie de 10 hectares on peut produire environ 1110 sacs de 40 Kg soit 4,4 tonnes de piment.

Extrait dans l’article : Intérêt de la culture  – Transformation et Commercialisation du Piment : piment sec et frais, une opportunité entrepreneuriale …

Par EBENYE AGON Lydia Annita et BELLA ODEN Gervais Martial

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